aujourd'hui j'ai eu dans mes bras une petite fille qui avait besoin de réconfort.

Lili avait besoin d'être encore petite. les missions du quotidien d'une grande fille de 4 ans et demi, sont trop lourdes pour elle - entends par là: prendre sa serviette pour dîner, glisser le pyj' sous l'oreiller le matin, mettre ses chaussons, poser ses couverts et son assiette près du lave-vaisselle après le repas.

Lili est une rêveuse, la répétition l'ennuie et ne l'intéresse pas.

pourtant depuis la rentrée des classes, elle est retombée dans un quotidien très rythmé et semblable d'un jour à l'autre. c'est pourquoi, quand ce quotidien est trop difficile à supporter, elle se réfugie dans mes bras, cale son bout de nez sous ma clavicule et laisse pendre ses bras de chaque côté. elle croule sur moi comme un nouveau-né qui ne peut pas encore porter son corps.

alors aujourd'hui, pendant de longues minutes, et à plusieurs reprises, j'ai eu ma Lili dans les bras, ma nouveau-née d'1m15, un peu plus encombrante qu'il y a 4 ans et demi, mais qui a toujours la même odeur de pâtisserie, là, juste sous les cheveux, à la naissance de la nuque.