ouais vous le savez aussi...

mais j'en entends des choses ces derniers temps qui me révoltent de plus en plus. je sais, j'ai la révolte silencieuse.

 

ce matin à la radio, sous un magnifique lever de soleil, j'entends que certains disent que le déclin de la Grèce est lié à l'homosexualité... que les textes de loi en faveur de la famille homoparentale manquent de conviction gouvernementale... ha ! et aussi qu'il va pleuvoir... bientôt.

ça c'est pour ce matin... mais il y a des tas d'autres sujets dont je bouille de causer.

ben ouais dans ce monde-qui-me-déplaît-mais-je-fais-avec, je n'oublie pas mon petit nombril !!

hier entre deux leg-pull-prone je discutais médication avec V. ... de l'existence des antidépresseurs et anxiolitiques, du pourquoi et comment on pouvait arriver à en prendre, des autres solutions, des difficultés à les mettre en place dans cette société sans halte, avec l'avis et l'approbation des autres toujours si pesants, du lâcher-prise si évident et pourtant tout à fait impossible.

cette individualité qui fout le camp, cette pression subit dont il est parfois difficile de se dégager.

de la chimie, de la micronutrition, de la Chine, des produits locaux...

on a parlé. comme ça. comme si, nous, on était pas concernées. on constatait.

 

et puis comme je suis encore un peu sur mon nuage hormonal, je me dis que je suis loin de tout ça...

et puis, finally pas tant que ça. parce que j'ai fait le choix de voir grandir mes deux enfants dans CE monde, de les confronter à ça. alors j'élabore des plans, des stratégies, je réfléchis aux divers moyens de les aider.

ne pas les préserver pour qu'ils aient une meilleure conscience de ce monde dans lequel ils vont grandir... certitude ou question latente ?

alors quand mon petit chat toussote avant un vaccin, j'ai toujours une image de Madagascar qui me revient. de ces gosses avec lesquels j'ai vécu quelques semaines au gré de notre parcours, de ces gosses qui vivent avec ce qu'ils trouvent, ce qu'ils peuvent, et aux sourires irrésistibles de ces gosses-là. ces gosses, qui eux n'auront pas de vaccin.

et leur sourire, qui est tout ce qu'ils ont.

et je me délècte encore plus des sourires des miens, et je me fâche quand Lili décrète qu'elle ne sait plus sourire. parce que d'une certaine façon, c'est également tout ce qu'elle a. un sourire pour grandir. GRANDIR dans tous les sens du mot.

 

Photo7je vous présente Céleste. elle  habitait dans la forêt près d'Andasibe en 2007. sa famille vivait de l'exploitation de rizières et d'autres cultures réalisées grâce au brûlis. et nous on était là, pour réfléchir à une autre solution qui allierait la sauvegarde d'une espère rare de batraciens, la préservation des derniers lambeaux de forêt primaire, et les familles qui ont toujours vécus ici et qui nécessitent une source de revenus en complément de leur autosubsistance... les dollars étaient partout.

 

finalement, aujourd'hui est un jour morose. je vais bien, parce que les miens vont bien, mais pas parce que mon monde va bien.